Litiges de couverture en cas d’insolvabilité – défis pour l’assurance D&O et la responsabilité du conseil d’administration.
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Litiges de couverture en cas d’insolvabilité – défis pour l’assurance D&O et la responsabilité du conseil d’administration.
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Divers litiges en matière de couverture liés à l'insolvabilité du preneur d'assurance jouent un rôle de plus en plus important dans la pratique du conseil juridique, à l'interface entre l'assurance D&O, la responsabilité des dirigeants et le droit de l'insolvabilité.
Après que la Quatrième Chambre civile de la Cour fédérale de justice, compétente en matière de droit des assurances, a tranché avec des motifs convaincants dans un arrêt du 18 novembre 2020 la question jusqu'alors controversée selon laquelle les demandes d'indemnisation de l'entreprise à l'encontre de ses dirigeants pour les paiements effectués après la phase d'insolvabilité (voir maintenant l'article 15b al. 4 InsO) constituent une demande légale de dommages et intérêts au sens des conditions standard du marché de l'assurance D&O, l'accent est mis aujourd'hui sur le droit de couverture. Les litiges concernant la question de savoir si le un membre du conseil d'administration dans le cas particulier peut être accusé d'avoir manqué sciemment à ses obligations en ce qui concerne une déclaration tardive d'insolvabilité (voir Tribunal régional supérieur de Cologne, jugement du 16 novembre 2021 - 9 U 253/20). Cette question ne devient généralement pertinente que lorsque l'administrateur ou l'entreprise (sur la base des droits cédés) demande une exemption à l'assureur D&O en raison des prétentions invoquées. Dans le cadre de la couverture défensive, il existe généralement au moins une couverture provisoire pour le membre du conseil d'administration assuré jusqu'à ce qu'une détermination juridiquement contraignante d'un manquement délibéré à ses obligations soit faite.
Cependant, les contrats d'assurance D&O contiennent parfois également des clauses dites d'exclusion d'insolvabilité. Ces clauses prévoient que l'assureur est exonéré de toute responsabilité pour certains manquements à ses obligations commis après la survenance du cas d'insolvabilité ou qui sont en tout cas liés à une déclaration tardive d'insolvabilité.
Dans l'un desNoerrD'après ce que l'on peut voir, le tribunal régional de Cologne s'est prononcé pour la première fois sur l'interprétation d'une soi-disant exclusion d'insolvabilité. Ceci était basé sur les faits suivants.
1. Concernant les faits
La plaignante est l'ancienne présidente du conseil de surveillance du débiteur insolvable. Dans le cadre de la procédure en dommages-intérêts (encore en cours), l'administrateur de l'insolvabilité fait valoir des créances contre la plaignante en sa qualité d'ancienne présidente du conseil de surveillance du débiteur insolvable. L'administrateur de l'insolvabilité allègue des manquements présumés à ses obligations de la part du demandeur dans le cadre de la surveillance de l'ancien PDG du débiteur insolvable lors de la conclusion et du paiement d'un prêt d'un montant de 4,2 millions d'euros. L'administrateur de l'insolvabilité affirme, entre autres, que le paiement du prêt était contraire à ses obligations. Le conseil de surveillance n'aurait pas examiné la situation financière de l'emprunteur ni le montant des demandes de remboursement du prêt. En outre, l'administrateur de l'insolvabilité fait valoir que le conseil de surveillance n'aurait pas obtenu de conseils juridiques indépendants, notamment sur la question de savoir si le preneur d'assurance était même autorisé à accorder un prêt à l'emprunteur conformément à ses statuts. En outre, l'administrateur de l'insolvabilité fait valoir (ce que le demandeur a contesté) que le débiteur insolvable était déjà insolvable au moment de la conclusion du prêt litigieux. Selon l'administrateur de l'insolvabilité, la plaignante et les membres du conseil de surveillance poursuivis avec elle ont donc violé leur devoir de surveillance du conseil d'administration lors de la déclaration d'insolvabilité dans les délais. L'assureur D&O a profité de l'accusation de l'administrateur d'insolvabilité pour refuser aux membres du conseil de surveillance une couverture d'assurance pour la créance réelle contre l'administrateur d'insolvabilité en faisant référence à une exclusion d'insolvabilité convenue dans le contrat d'assurance. L’exclusion d’insolvabilité se lisait en partie comme suit :
"La couverture d'assurance ne s'étend pas aux événements assurés qui sont fondés sur un manquement à l'obligation de présenter une demande d'ouverture d'une procédure d'insolvabilité sur les actifs du preneur d'assurance ou d'une filiale ou sur un manquement à l'obligation de contrôler le dépôt dans les délais de la demande..»
2. Décision du tribunal régional de Cologne
Selon la requête, le tribunal régional de Cologne a ordonné au défendeur d'accorder au demandeur une couverture d'assurance conformément aux conditions.
Le tribunal régional a estimé que les exigences matérielles de la clause d'exclusion d'insolvabilité n'étaient pas remplies dans le cas d'espèce. Selon la décision du tribunal régional de Cologne, l'exclusion ne s'applique que si la demande est fondéeseulla violation de l'obligation qui y est mentionnée de surveiller en temps opportun les procédures d'insolvabilité
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